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Articles - LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE (2)
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 1  2  3  4 ... 7  8  9  » La militarisation de l'industrie pétrolière

Selon Ruppert, les USA ont laissé tombé les Talibans lorsque les grosses sociétés pétrolières se sont apperçues entre 2000 et 2001 que les champs pétrolifières du Caucase (sis au nord de l'Afghanistan) étaient moins prometteurs qu'annoncés et que par conséquent, le pipe line qui devait traverser l'Afghanistan pour le Pakistan n'était plus une priorité absolue dans le temps. Les Talibans qui étaient également épaulés par la nébuleuse Ben Laden et les services secrets saoudiens devenaient plus “productifs” en tant qu'ennemis qu'en tant qu'alliés : “ Le rôle géostratégique des Talibans qui devaient se transformer d'un gardien de pipe-line en un ennemi plus que nécéssaire pourrait-il alors justifier l'occupation militaire de la région par les troupes US? Le fait que les Etats-Unis avaient préparé des plans d'invasion de l'Afghanistan alors que les négociations avec les Talibans produisaient des résultats négatifs prévisibles suggère fortement cette hypothèse ” résume Mike Ruppert (Crossing the Rubicon, P 96). Le déploiement militaire américain dans la région (Afghanistan, Républiques du Caucase) protégéait ainsi une diversification des sources d'approvisionnement en énergie fossile pour les entreprises pétrolières américaines des mouvements de troupes russes en et autour de la Tchétchénie. Il s'agissait d'occuper au préalable une zone qui servirait également de seuil, de point d'entrée vers les régions du Golfe et du Moyen Orient, une mise en bouche avant la conquête de l'Irak et ce grâce au prétexte de la guerre contre le terrorisme.

Il s'agissait ni plus ni moins d'une militarisation de la prospection et de l'industrie du pétrole. Cette transition s'est opérée lorsque Georges Bush et son équipe ont pris les commandes du bureau ovale alors que les élites se rendaient compte qu'il fallait agir sans tarder face à l'éminence de la crise majeure de pénurie de produits fossiles, la fameuse “Peak Oil Crisis” Ruppert l'exprime sans ambages: “ Devrait-on en arriver à mettre en œuvre un programme de gestion de la crise? Si c'est le cas, ce programme de gestion de crise devrait nécessiter le fait qu'une administration capable d'actions aussi secrètes que manifestement impitoyables, une administration ayant des accointances avec le trafic de drogues et des compétences certaines à propos de l'énergie et du pétrole s'installe sans délai à la Maison blanche. Et si l'élection bien que truquée et volée venait à être contestée, il faudrait que la Cour Suprême prenne une décision illégale pour parvenir aux résultats désirés.

Et c'est exactement ce qui est arrivé. La situation nécessiterait également le fait que d'autres nations soient maintenues dans l'ignorance sur la nature réelle de cette crise, que le monde des affaires en général ainsi que les marchés soient mis à l'abri de la connaissance préalable de l'imminence de la crise du Peak Oil. Cela nécessiterait la violation des lois et jurisprudences américaines et même une violation totale de la Constitution… Ils mirent alors au pouvoir la même sale équipe, celle qui avait créé l'affaire Iran-Contra, les escadrons de la mort, le scandale des fonds de pension, de la guerre du Golfe et leur donna carte blanche ” (Crossing the Rubicon, pp 109). Avec cette équipe aux commandes, les attentats du 11 septembre ne pouvaient pas mieux tomber. Ils font même partie du programme. L'ensemble des éléments rassemblés dans ce dossier tend à le prouver. Ruppert va donc plus loin en reliant l'accroissement des activités terroristes d'Al Quaeda à la constatation d'une diminution des réserves pétrolières dans le Caucase et en Asie centrale. Un peu comme si cette contrainte de se redéployer dans les pays de Golfe nécéssitait l'émergence d'une menace commune mobilisatrice pour les Américains, le terrorisme d'Al Qaeda.

A cet égard, le lien entre les Talibans et George Bush et son entourage est longuement exploré dans le livre d'Eric Laurent, des représentants du gouvernement Taliban effectuant une visite cordiale au Texas au gouverneur Bush et à ses amis des sociétés pétrolières en décembre 1997. Les Talibans qui sont, nous le soulignons, une création des services secrets pakistanais et américains sont le seul groupe qui a reçu le soutien indéfectible de l'administration US ainsi que de l'Arabie Saoudite tout au long de la guerre contre les Russes en dépit de leur comportement violent, de leur implication avec d'autres groupes extrémistes islamistes terroristes internationaux ainsi que de leur rôle dans le trafic d'héroïne. Pourtant, les Etats-Unis pouvaient choisir de soutenir des milices plus modérées comme celle de Massoud mais ils ne l'ont jamais fait. Et c'est avec une extrême réticence que l'administration Bush se battra au côté de l'alliance du Nord dans l'invasion de l'Afghanistan, ne leur donnant que de très faibles moyens et accordant in fine leur aide matérielle qu'aux partenaires les moins recommandables de l'alliance du Nord, ex talibans qui se sont ralliés tardivement. Les USA n'enverront que 12.000 hommes en Afghanistan (moins que la police de Manhattan) et attaqueront Tora Bora en laissant plus d'un mois à Ben Laden pour se mettre à l'abri.

Parlons de Tora Bora justement, le terrible repaire du « Satan » mahométan, la base ultra-secrète profondément creusée dans les solides montagnes de la zone frontalière sur plusieurs niveaux pouvant accueillir des camions, disposant de ses propres générateurs d'énergie et que seules, les supers bombes anti bunker pouvaient atteindre : une superbe fiction qu'on nous a distillée des mois durant. Eric Laurent a été visité la base : il s'agit en fait d'une masure en torchis et de quelques trous creusés dans la roche, puant l'urine et ne pouvant à peine abriter que quelques hommes qui ne peuvent s'y tenir qu'à genoux. L'installation sophistiquée de Tora Bora n'est qu'un leurre savamment entretenu par Cheney et Rumsfeld au même titre que les armes de destruction massive irakiennes. Ce n'est que contraints et forcés par la pression de l'opinion publique que Bush a attaqué d'abord l'Afghanistan et Ben Laden car l'Irak, le marche pied géostratégique du pétrole du Golfe était devenu la priorité numéro un du jour où l'on s'est aperçu que les ressources en pétrole du Caucase ne tiendraient pas leur promesse.

Et avant le 11 septembre, lorsque les gens du FBI et les experts en terrorisme, plus particulièrement Thomas Pickard , directeur adjoint du FBI tentaient d'avertir au cours de l'été 2001 John Ashcroft, ministre de la justice et de l'intérieur de l'imminence d'une agression terroriste islamiste aux USA, ce dernier se mettait en colère et exigeait qu'on ne lui parle plus de terrorisme (voir l'interview de Thomas Pickard du FBI dans Farhenneit 9/11 de Michael Moore).

Quant à l'Arabie Saoudite, première puissance pétrolière parmi les puissants de l'Opep, sachant sa puissance financière condamnée à court terme, elle a déjà prévu sa reconversion en exportant un pouvoir autrement plus puissant et nocif; la religion et sa vision de l'Islam. Allant jusqu'à financer la moindre mosquée dans les recoins les moins accessibles à la religion islamique comme la mosquée de Lassah au Tibet, en plein cœur de la capitale du Boudhisme et au sein de l'empire chinois.

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Ecrit par: liberty, Le: 17/09/09